• Céline

Bilan de l’année 2021

Je trouve toujours bon de faire des bilans, et le fait qu’une année mouvementée se termine est une bonne occasion de le faire (même s’il n’est pas besoin de prétexte et que tous les moments sont bons pour faire un bilan 😊).


Je retiens 3 faits marquants de mon année 2021.


Nouveaux déménagements et installation en Nord-Mayenne


Quitter la Bretagne n’allait pas de soi, mais (peut-être du fait des confinements) ma vie à Rennes était devenue un enfer. Je ne rentrerais pas dans des détails personnels ici.


En tout cas, en mai 2021, je quittais mon petit appartement de La Poterie pour une grande maison en pierres près de Pré-en-Pail, dans le parc régional Maine-Normandie.



Le bocage


J’étais en location. D’une part, le temps de vendre mon appartement.

D’autre part, pour tester la région que je ne connaissais que pour y passer lors de mes trajets en voiture pour Paris (avec les chiens, sinon bien sûr je prends le train!)


En tout cas, la campagne nord-mayennaise m’avait tapé dans l’œil.

Je me suis vite décidée à y rester, et j’ai cherché à acheter dans un lieu plus éloigné des centres routiers.


C’est début août que j’ai trouvé une petite maison qui me plaisait, dans un hameau près de Lassay-les-Châteaux. Les réseaux, fibre internet comme tout-à-l’égout, venaient tout juste d’être installés.


Le temps des démarches, j’ai pu emménager en fin d’année.

Évidemment, je ne suis pas encore tout à fait bien organisée, mais internet fonctionne. Je peux travailler.


Bon, ça, c’est pour l’aspect perso, même si dans nos situations de freelances, le lieu d’habitation est de fait aussi notre lieu de travail.

Je vais donc prendre soin de m’aménager un chouette bureau à la campagne.


Étant salariée en coopérative, cela n’entraîne pas d’autres changements pour moi.

Si ce n’est prévenir le siège de ma nouvelle adresse, comme j’ai dû prévenir les différentes autres administrations. Il est devenu extrêmement simple, aujourd’hui, de le faire, même pour quelqu’un comme moi qui stresse à chaque démarche administrative.



Le château de Lassay


Me former aux outils du coaching


Deuxième point marquant de cette année 2021, c’est d’avoir entamé une formation aux outils du coaching. Je dis bien « entamer », parce qu’on ne sait jamais où nous mène ce type d’aventure…


J’ai opté pour l’école Emergitude de Laval.


Ce n’était pas vraiment un choix. Comme d’ailleurs, je n’avais pas spécialement souhaité a priori me former aux outils du coaching.


Cela a été le fruit de rencontres et d’un bon alignement des planètes. Comme souvent.


Franchement, le coaching, ce n’était pas trop mon truc.

J’avais testé, mais cela ne m’avait pas convaincue.


Il se trouve qu’en 2020, j’ai accompagné deux coachs à la démarche commerciale durable. Vous retrouverez leurs témoignages sur la page dédiée. Elles sortaient de cette école.


Mes échanges avec Fabienne notamment m’ont permis de percevoir autre chose dans le coaching que ce que j’en avais compris : plus qu’une recherche de performance (une nouvelle version – encore – de nous-mêmes), juste s’autoriser à être soi, « imparfaites, libres et heureuses ! », comme aime à le dire Virginie.


Alors, je ne sais pas si c’est la mission que s’est fixée Emergitude, mais c’est ce que j’y ai trouvé.


Et là où j’en suis aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression que c’est en s’autorisant à être soi-même, simplement, mais complètement, qu’on peut déployer le meilleur de nous et prendre notre juste place dans le monde.


Ce que je venais y chercher, c’était les outils du coaching. C’est tout. Parce que cela pouvait me servir avantageusement dans le cadre de mes accompagnements à la démarche commerciale, pour dépasser les freins et les fausses croyances…


J’avais mis le doigt dans l’engrenage. Portée par un groupe formidable, je suis finalement restée au-delà du premier module dédié aux outils (les fameux) et j’en suis au module de fin, c’est-à-dire de professionnalisation.



La promo des drôles de fées.


Un diagnostic comme reconnaissance


Concomitamment à cette formation de coaching, et sans que ce soit intentionnel, en mars 2021, j’étais détectée comme autiste (anciennement dit Asperger, mais cela ne se dit plus aujourd’hui).


Alors, au début, c’est « drôle ». Parce que cela prête à rire pour les gens qui me connaissent (non ?). Parce que c’était une idée bizarre et étrange, surtout pour une personne qui avait une image de l’autisme très stéréotypée, comme c’était mon cas.


En tout cas, il faut accuser le coup et savoir que faire de « ça ».

Le diagnostic avait été établi – semble-t-il sérieusement – par un psychologue, ce qui n’a pas de valeur « médicale ».


Après informations prises auprès de personnes comme Julie Dachez pour creuser un peu au-delà des images véhiculées par les médias qui ne s’intéressent qu’aux cas extrêmes (d’un côté ou de l’autre de ce qu’on appelle le spectre de l’autisme), cela paraît plus plausible et surtout expliquerait bien des choses.


Avant d’aller plus loin et d’entamer une démarche diagnostique particulièrement longue et fastidieuse auprès d’un CRA, je prends RDV avec un médecin spécialiste qui après une heure d’entretien me confirme non pas le diagnostic, mais l’importance pour moi d’entamer cette démarche.


Lui-même étant très sollicité ne peut pas le faire, et il existe peu de médecins capables d’établir ce diagnostic chez des personnes adultes.


Quelque temps après – là aussi, il faut compter avec l’alignement des planètes – grâce à Lali, je trouve la bonne personne susceptible de m’accompagner.


Alors, je ne rentre pas dans des détails qui me semblent inopportuns ici.

Reste que si un diagnostic ne change rien – je reste la même personne –, cela permet de faire « avec », en connaissance de cause, plutôt que « malgré », grâce à la reconnaissance de ce qui est.


C’est un peu comme en coaching, en fin de compte…

Reconnaître qui on est, avec nos singularités, s’autoriser à être comme ça, juste et complètement soi-même, sans jugement, et faire avec.


Surtout, je me dis que ce diagnostic est arrivé au bon moment pour moi :

  • quand j’en ai eu absolument besoin, parce que je ne pouvais plus continuer comme je l’avais fait jusqu’à présent. Ça ne fonctionnait plus, et mon corps lâchait.

  • alors que j’étais prête à l’accueillir, grâce au travail réalisé en coaching (bien que ma première réaction ait été le rejet).


Cependant, je suis heureuse de ne pas avoir été diagnostiquée trop tôt, ce qui m’a permis d’accomplir pas mal de choses que j’aurais peut-être hésité à entreprendre si je m’étais sue autiste.





Mon activité professionnelle en 2021


Franchement, j’ai passé une belle année de ce point de vue là, et malgré le contexte sanitaire – ou peut-être, d’ailleurs, du fait du contexte.


J’ai donc réalisé un chouette chiffre d’affaires en 2021, le meilleur depuis que je suis freelance.

Bon, j’ai été pas mal aidée. C’est aussi grâce à Sarah qui s’occupe du back-office et à Catherine, qui m’aide à animer le forum.


Mes frais ont aussi énormément augmenté.

Parce que je délègue plus.

Du fait également de multiples formations, dont celle en coaching, mais pas que.


D’ailleurs, pour la formation coaching qui m’a coûté en tout près de 6000 euros, j’ai bénéficié d’une aide de Pôle emploi qui m’a financé le module 1 et de Coopaname qui m’a financé la moitié du module 3 de professionnalisation (avantage d’être entrepreneure-salariée).


Mes fiertés


J’ai été heureuse d’accompagner 3 nouvelles promos de la formation Se lancer comme secrétaire indépendante : les promos Orion, Olympe et Odyssée, plus quelques Oasis en formation individuelle, soit une quarantaine de stagiaires.


Je pense rester sur ce rythme de 3 promos/an.

Je ne me sens pas capable d’assumer plus seule, mais je réfléchis là aussi à me faire aider.





En parallèle, je continue la vente du Pack installation et l’accompagnement via le forum des secrétaires indépendantes.


Je suis restée très focus sur l’activité des secrétaires indépendantes cette année, et je suis peu sortie de mon couloir.

En même temps, je ne peux pas être sur tous les fronts.


J’ai aussi coaché, puisqu’il nous faut pratiquer dans le cadre de notre formation.

Cela a peu contribué à mon chiffre d’affaires, mais ce n’était pas l’objectif.


Je suis aussi heureuse d’avoir testé de nouvelles choses.


J’ai lancé le programme Infrarouge pour celles et ceux qui hésitent à se lancer.

Peu de succès pour l’instant. Il faut dire que j’ai peu communiqué dessus.

En revanche, j’ai eu de chouettes retours des personnes qui l’ont suivi.


Cet été, j’avais essayé un programme par email sur le thème de la mission de vie (qui me tient particulièrement à cœur) au prix dérisoire de 12 euros (c’était histoire de sortir sa CB) qui pour le coup a connu un grand succès.


J’en retiens que le programme était un (trop) dense. En revanche, les participantes qui sont revenues vers moi m’ont exprimé leur satisfaction, même si elles n’ont pas toutes été au bout, ou alors à leur rythme.


J’ai retesté un mini-programme de l’avent en fin d’année (gratuit) sur lequel j’ai eu pas mal d’inscriptions, mais peu de retours. Aussi, je ne sais pas trop quoi en penser. Tant pis.



Mes regrets :


J’ai un peu laissé tomber l’accompagnement à la démarche commerciale.

Ce n’était pas spécifiquement une volonté de ma part, mais là aussi je manque de temps et d’espace pour communiquer sur cette offre.


Et puis, je sais que cela représente un coût non négligeable pour les personnes qui s’y inscrivent, et en même temps, ça reste peu rentable pour moi au regard de mon investissement personnel et de la charge mentale que cet accompagnement représente (autant qu’une formation).


Je blogue de moins en moins, et il m’est de plus en plus difficile de le faire.

C’est comme le sport, les bonnes habitudes sont longues à mettre en place, mais elles se perdent faute de pratique.


Je pense que cela va de pair avec un problème de positionnement (commercial, cette fois).

Mon activité a beaucoup évolué ces dernières années, mais je ne suis pas encore certaine de ce que je veux faire. Je manque également de temps et de disponibilité d’esprit pour y travailler.


En conséquence, je ne suis actuellement pas hyper à l’aise avec ma position.

Je m’investis moins là où on m’attend (sur Croquefeuille), et je ne sais pas trop comment m’investir ailleurs, d’autant qu’on ne m’y attend pas…


Paradoxalement, j’ai du mal à trouver les bonnes personnes (celles qui me conviennent) pour m’accompagner. L’auto-accompagnement a ses limites… Mais je vais y arriver, et puis, je le sais, je suis particulièrement lente.


En tout cas, le fait de ne plus écrire me manque.

J’ai même lancé quelques faux-blogs de manière anonyme, sur des sujets divers, pour me tester.

Aucun n’a perduré.


Perspectives 2022


J’espère obtenir ma certification en tant que coach.

Pour cela, il conviendra de passer les « épreuves » de l’école Emergitude, mais aussi de réaliser mes 100 heures de pratiques.

Est-ce que j’exercerais vraiment en tant que coach ? Pour l’instant, je ne le sais pas encore.


Je songe sérieusement à proposer des bilans de compétences pour prolonger mon intérêt et le travail que j’avais commencé à réaliser sur la mission de vie.

J’aimerais faire une formation en ce sens pour rentrer dans les clous du référentiel Datadock.


J’aimerais me former également – et plus sérieusement – à l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

C’est quelque chose qui m’importe depuis longtemps, ne serait-ce que parce que le secrétariat freelance peut être une solution de maintien dans l’emploi pour une partie des personnes concernées.


Et aujourd’hui, je réfléchis également à l’autisme. Ce n’est pas synonyme de handicap, mais le taux d’emploi des personnes autistes est bien inférieur à la moyenne nationale.


Or, avec leurs intérêts spécifiques, les personnes autistes sont pourtant de bonnes candidates au freelancing, pour peu qu’elles soient correctement accompagnées en ce sens. Alors, pourquoi pas ? J’ai l’impression que cela me plairait bien.


En revanche, je ne sais pas encore par quel bout attraper le sujet.


Trouver de l’aide reste une de mes difficultés


Résultat, pas mal de nouvelles perspectives pour la suite.

En tout cas, j’aspire à ce que les choses changent.


Je sais que ce serait une bonne chose que je me fasse aider dans certains domaines, mais il est difficile pour moi :


1° de formaliser mes besoins, et même quand j’ai l’impression d’y arriver

2° de trouver l’aide qui me convient


Je sais que j’ai un vrai point faible à ce niveau-là, et que ce serait plus facile, plus efficace et plus rapide si j’arrivais à me faire accompagner.